Le monde de lilipoupou

03 janvier 2009

Et si on rigolait pour cette nouvelle année?!

voeux_lilipoupou_2009

Posté par lilipoupou à 08:35 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]


15 décembre 2008

lilipoupou a décroché la une

Bon ben voilà, aujourd'hui c'était ma journée.

Pour un lundi ça change...! Avec mon dossier sur la main d'oeuvre pénale, j'ai fait la une de la dépêche de tahiti. Deux mois pile après mon premier rendez-vous avec le service communication de la mairie de faa'a, quatre mois après mes premiers pas (non, on ne relèvera pas ces histoires de patte folle) dans le journalisme. Ca a failli être mon arlésienne tant sa parution a été différée mais voilà, ça y est, c'est fait!

Ce dossier, il a le goût si particulier d'une "première fois". Je vous le livre: lien ci-dessous pour le site de la dépêche où il se trouve en ligne. Vous ne manquerez pas d'ajouter un commentaire (mais sans dire que c'est moi qui vous le demande, on est bien d'accord...!)

http://www.ladepeche.pf/fenua/societe/2272-apres-le-travail-ils-dorment.html

J'espère que vous prendrez autant de plaisir à le lire que j'en ai eu à le réaliser. (Le PDF est disponible à la demande, par mail. La maison se fera un plaisir de vous livrer...).

Du coup, j'ai acheté cinq exemplaires du journal, en plus du mien gratuit de tous les jours. "fauru" on dit ici pour prétentieuse. Et bien oui, aujourd'hui, je ne m'en cache pas!

24 septembre 2008

lilipoupou n'a jamais été aussi dispo...

... et contente de l'être!

La réponse de la Guyane était enfin là ce matin, dans la boîte postale de mon concubin à Faa'a...
demande de dispo accordée, en voilà un de soulagement! le motif de rapprochement de conjoints a marché, même avec un certificat de concubinage (normalement, c'est pariage ou pacs mais point de pacs en PF!).
Lilipoupou va donc pouvoir progressivement officiellement devenir rédactrice pigiste. Après Moorea, un poste se profilerait sur Faa'a... rdv jeudi avec le rédac chef de la dépêche de tahiti. Inch' allah. En attendant, dernier article envoyé hier: deux jours de glande en perspective, ça va faire du bien après six semaines intenses à tous niveaux.
Toujours la jambe dans le plâtre: libération prévue le premier octobre si tout va bien.
En attendant, ladepeche.pf onglet "îles" ou archives et "pouzoulet" pour voir ce que ça donne l'actualité ilienne... Et surtout lilipoupou dans sa troisième vie professionnelle!  Des parutions entre le 11 août et le 22 septembre. Que du bonheur!
Putain que c'est bon de revivre! Je le savais, ma bonne étoile est ici!!!
Laissez-moi le temps d'emménager ma chambre dans l'appart de ma coloc et le pied-à-terre sera tout prêt pour vous accueilir les amis!

Posté par lilipoupou à 04:23 - Ma vie, mon oeuvre - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

09 août 2008

QUand la vie réserve des surprises...

Alors voilà, dans la vie, les choses ne se passent pas forcément comme on l’avait prévu… Sur ce coup-là, je ne pense pas vous apprendre grand-chose. Mais là où je vais vous en apprendre, c’est comment ça se décline pour moi, votre lilipoupou nationale, voire même mondialisée. Me voici donc partie, début juillet, pour rejoindre mon fenua chéri, malheureusement juste pour une partie des vacances et avec au programme des séances cartons, pour changer. Jusqu’ici, rien de neuf. Arrivée à Faa’a le dimanche 6 juillet au soir, accueillie par ma grande cop’s Val et direction son fare, sis à la pointe Vénus, Mahina, côte Est (ça, c’est pour ceusses qui voudraient localiser le site). Rien de neuf donc… Jusqu’au lendemain matin où là, tout a basculé. Il a suffit d’une vue sur la montagne sous le soleil matinal, avec ces verts chatoyants sous la lumière jaune de l’astre, pour que j’en vienne au constat suivant : « non, c’est pas possible, je peux pas partir ! ». Ce 12 août qui se profile m’est intolérable, comment monter dans l’avion de retour alors que c’est ici qu’est ma vie ou du moins que je veux la vivre. Et si je trouvais un boulot ici, je pourrais rester ?! Vous l’avez compris, je vais vous en apprendre mais pas vous surprendre : ma demande de dispo est partie pour la Guyane, j’espère à temps bien que n’ayant pas de nouvelles depuis. Ah c’était bien la peine de passer ce concours, de retourner en métropole pour suivre la formation si c’est pour finalement revenir ici, et sans boulot ! Ben ouais… Mais en même temps, ce schéma là (rester prof en PF) était bien trop simple pour lilipoupou. « Avec moi, ce qui est simple, c’est que tout est compliqué ». Si je me résume : je suis partie avec des valises vides ou presque, pour cinq semaines en Polynésie et me retrouve aujourd’hui sans boulot, sans domicile et sans fringues… Mais ô combien heureuse et libérée ! Puisque mon rêve est de vivre ici, j’en tente la réalisation. Ni mec ni gosses, pour une fois, j’en suis bien contente. Et si, comme j’aime à le croire, j’ai bien quelque chose à faire ici, ma bonne étoile du Pacifique Sud va pouvoir se mettre à l’ouvrage. La fonction publique a aussi ceci d’intéressant qu’elle te permet de retrouver ton poste au bout d’un an (voire davantage). En plus, en dispo, je pourrai quand même participer au mouvement pour la Polynésie pour la rentrée 2009. Moralité : au « pire », ça ne marche pas comme je le souhaiterais ici, et je pars en Guyane pour la prochaine rentrée (étant TZR académique, je ne risque pas pire comme affectation, c’est déjà fait !) ; au mieux, j’ai réussi à faire mon trou et peux prétendre rester ici ; et dans le monde rêvé de lilipoupou : j’ai ma mut et pourrai exercer mon métier de CPE au fenua ! Ok, pour la dernière, c’est un peu « lilipoupou au pays des bisounours » comme dirait Amande mais à rêver, pourquoi rêver petit, hein ?! Donc en ce matin du 7 juillet, mon monde bascule. C’est bien joli tout ça… mais la lilipoupou elle se nourrit pas d’amour et d’eau fraîche. Et avec une formation en hist-géo, ayant été prof puis CPE, à quoi tu peux prétendre comme boulot ? D’autant qu’en plus, en dispo, tu peux pas bosser pour ton ministère d’appartenance donc impossible de te faire embaucher comme contractuelle, même dans l’enseignement privé. Me resterait une unique possibilité : l’enseignement agricole ! Mais la place est prise… Alors voilà, petit point de ma situation en cette matinée du 4 août. Les demandes d’emploi en cours : rédactrice-photographe pour Les Nouvelles de Tahiti, libraire chez Odyssey (et oui, l’orthographe est respectée) et agent de réservation chez Air Moorea. Inscrite au sefi (équivalent de l’anpe, sauf qu’ici, pas d’allocation chômage), cinq demandes en cours, dont vendeuse en bijouterie, bibliothécaire, conseillère à l’emploi (lol !). Me voici donc en route pour expérimenter le « je suis pauvre en Polynésie », je gagne le SMIG et je cumule les petits boulots. Ben oui, parce que je vais bien en trouver un de boulot, même si ça trainaille un peu, notamment pour cause de vacances et de vie économique qui tourne au ralenti durant cette période ; je vais donc en trouver un de boulot, mais c’est pas avec un SMIG que je vais m’en sortir, surtout quand on sait que c’est presque trois fois ce même salaire minimum que je percevais ici ! Alors cet après-midi, je vais aller massicoter mes cartes de visite. « Rédactrice pigiste » qu’elle est désormais votre bafouilleuse préférée (ou j’aime à le croire). Pour l’instant, je n’ai pas encore arrosé Tahiti avec, mais ça va venir. Et puis je vais donner des cours particuliers aussi : avec deux élèves, à raison de deux heures chacun par semaine, je devrais ainsi ajouter quelques 76 euros au chapitre de mes « entrées » hebdomadaires. C’est dès la rentrée qu’il faut commencer, pour avoir de bonnes bases et ne pas accumuler de retard, on est bien d’accord, hein ?! Demain, direction Tahiti pour visiter des colocs : au pire, j’aurai un toit début septembre. Alors, oui M-A, tu peux prévoir le voyage de noces en Polynésie, et même que oui je pourrai venir à ton mariage même en dehors des vacances scolaires (enfin, si je peux poser des congés, mais compte sur moi pour négocier ferme !), oui les autres vous pouvez vous remettre à économiser pour venir et oui oui oui, la lilipoupou elle est définitivement barrée mais là encore, nulle surprise. A venir donc sur ce blog, des pina colada, des baleines, des plongées, des « je ne rédige pas trop en ce moment mais vous comprenez, je profite de la vie », « comment survivre quand on est pauvre ici ». Mais surtout, très prochainement j’espère, un « c’est bon, ils ont accepté ma dispo ! ». Sur ce, vous m’excusez, j’ai un verre de coco glacé à finir et un océan à scruter pour localiser des cétacés…

Posté par lilipoupou à 09:08 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]

29 juin 2008

Patins et glace

Malheureusement, je ne pense pas que ceci serait admis en guise d'introduction à mon rapport de stage au Danemark... Et pourtant, la scène me semble révélatrice à bien des égards (et m'a fait prendre conscience de la caricature que je suis!).

Skagen, 31 mai 2008 au soir, en terrasse de café…

Attablés, les parents, trentenaires, finissant de dîner, leur pinte de bière chacun. De l’autre côté de la terrasse, côté trottoir de la rue piétonne, arrivent leurs deux filles – blondes et de rose vêtues, approximativement cinq et sept ans. Elles sont à rollers online, autant dire que la plus jeune chancelle et vacille ! A la main, un cornet de soft ice prêt à suinter. Depuis mon siège à l’angle de la terrasse, j’assiste à la scène.

Outre son air réjoui, avez-vous remarqué que lorsqu’un enfant mange une glace, il l’attaque toujours par le haut, ne pense pas à la tourner, à changer d’angle pour vérifier que ça ne coule pas. Quand il réagit, c’est souvent trop tard, une fois que « ça a tout coulé partout », de la veste au pull en passant avec un peu de chance par la robe. On passera sur l’incontournable séance débarbouillage …

Considérons cette scène dans sa dimension éducative. En tant qu’éducateur, comment aurions-nous réagi ?

Tout bon parent français ou presque : « fais attention à ta glace, ça va couler, tu vas en mettre partout », voire « tu finis d’abord ta glace et après tu feras du patin » ou encore « on ne fait pas de patin en même temps qu’on mange une glace, c’est dangereux… et puis vous restez dans le coin quand même, il faut qu’on puisse vous voir ! ». Caricature ? Sans doute !

Cela dit, dans notre culture, l’enfant n’a pas encore acquis l’expérience qui va lui permettre d’appréhender, de s’adapter et de « s’en sortir » face à la complexité du monde. C’est justement ce discernement nécessaire qui fait l’adulte. A lui donc en tant qu’éducateur de guider l’enfant sur le chemin de la connaissance en servant de modèle. Donner des repères à l’enfant pour qu’il puisse se construire : le cadre comme espace de liberté et d’épanouissement personnel. Le parti-pris éducatif français repose sur un passage progressif du « microcosme » (la famille, l’école, les activités sportives) au « macrocosme » : la société, le monde. C’est au fil de sa croissance et de son développement que l’enfant, guidé par l’adulte protecteur, va appréhender la complexité du monde, ses règles du jeu. Le cadre familial, le cadre scolaire, sportif, … microcosmes protecteurs, pépinières à adultes avant l’enracinement en pleine terre. L’adulte-protecteur préservant l’enfant, le prévenant de la réalité du monde.

Que se passa-t-il ? Les fillettes échangèrent avec leurs parents, puis repartirent gaiment, glace en main pour la petite (on mange plus vite quand on est grand).

On va bien voir ce qu’on va voir, on va bien voir dans quel état elle revient la petite. Ah ! on va rire… A ça pour sûr elle va revenir sans glace mais la question c’est comment !

-          En larmes, parce qu’elle l’aura fait tomber,

-          En larmes, parce qu’elle sera tombée avec (double sanglots)

-          Contente et tachée

-          Contente et propre

Quelle déception ! L’enfant revenant avec ce même sourire comblé aux lèvres alors que de la glace ne reste de souvenir que sur ses joues ! Un pull rose immaculé, pas une tâche je vous dis, rien de rien, désespérément !

            L’éducation à la danoise, c’est avant tout viser à la responsabilisation et à l’autonomie de l’enfant. S’adapter à l’enfant pour qu’il se développe au mieux. Ces parents danois n’ont pas cherché à prévenir leur fille de ce qu’elle risquait. Serait-elle tombée glace en main et se serait blessée que cela lui aurait permis de grandir. Ses parents l’auraient consolée : elle aurait appris par elle-même. Ne pas céder à la tentation de penser qu’il s’agit d’une « éducation à la dure », loin de là ! Au contraire : on fait le pari de la confiance. Prévenir la petite des dangers de manger une glace en patinant l’aurait renvoyée à un présupposé d’échec. Prendre le temps de laisser chacun affirmer sa personnalité et trouver où sont ses capacités.

On explique, on parle on dialogue lorsque besoin est mais on laisse à l’enfant sa liberté et ses errements, nécessaires et indispensables à toute construction individuelle.